09/11/2007

U.E. 1 PROJET LIMITANT L'EXPERIMENTATION SUR DES ANIMAUX

Janez Potocnik demande une ouverture du dialogue pour faciliter l'autorisation réglementaire des alternatives aux expériences sur les animaux...  [Date de publication : 2007-11-08]

Le commissaire européen chargé de la science et de la recherche Janez Potocnik a vivement conseillé aux entreprises et au milieu universitaire de faciliter l'agrément réglementaire des alternatives aux expérimentations animales. Il s'est par ailleurs engagé au nom de la Commission à poursuivre son soutien.
Sur un total de 30 méthodes validées par le Centre européen pour la validation de méthodes alternatives (CEVMA), qui fait partie du Centre commun de recherche (CCR) de la Commission, seulement huit ont bénéficié de l'agrément réglementaire. Le commissaire a ajouté que certains de ces goulets d'étranglement résultaient d'un manque de communication entre les chercheurs et les organismes régulateurs.
«Si les organismes régulateurs manquent d'informations et que cela constitue un obstacle, nous devons nous engager davantage avec eux afin d'identifier ces besoins et de les pallier. Des relations plus étroites, des voies de communication plus claires et un dialogue continu constitueront la clé à cet obstacle», a déclaré le commissaire lors d'un discours prononcé à l'occasion de la conférence annuelle du partenariat européen sur les alternatives aux essais sur les animaux.
Selon lui, les résultats les plus encourageants seront obtenus grâce à l'établissement d'un dialogue à appliquer à l'intégralité du processus de recherche, de développement et de validation et non pas aux résultats uniquement. L'Europe a besoin de «mettre en relation les organismes régulateurs, la communauté de la recherche et l'industrie grâce à un échange systématique et soutenu», déclare M. Potocnik.
Les régulateurs et la communauté de la recherche doivent s'engager davantage. Cet engagement aura également l'avantage d'encourager les études appliquées et fondamentales sur les besoins particuliers de l'approche des 3R (replacement, reduction, refinement, ou remplacement, réduction et perfectionnement), ajoute t'il.
Le commissaire avait préparé une liste d'objectifs à atteindre destinée au milieu universitaire et à l'industrie. Il s'est également engagé à prendre des mesures au nom de la Commission européenne.

Il fait remarquer qu'il n'existe que quatre chaires consacrées aux méthodes alternatives aux expérimentations animales dans toute l'UE. Selon lui, ce domaine devrait être reconnu en tant que discipline universitaire au sein de la communauté de la recherche.
L'industrie, pour sa part, devrait communiquer ses exigences aux scientifiques dans les universités et les institutions de recherche. En d'autres termes, elle pourrait soutenir les activités de recherche externes et les mettre en relation avec leurs projets internes, propose le commissaire Potocnik.
Une autre mesure, qui pourrait être prise dans les plus brefs délais, consisterait à «être plus enclin à partager les informations provenant de la recherche et des essais industriels», a suggéré M. Potocnik. Il a expliqué que des essais identiques ou semblables étaient souvent réitérés par les concurrents industriels dans différents secteurs.
Une fois de plus, le commissaire a expliqué les bénéfices qui pourraient découler de ce premier petit pas pour les entreprises: «Le partage des données et des méthodes concernant les animaux et les substances serait profitable d'une part sur le plan de la sécurité grâce à des méthodes validées et, d'autre part, au niveau de l'efficacité. Les coûts seraient probablement réduits et la création de nouveaux produits alternatifs très rémunératrice sur le plan commercial.»

D'autre part, la Commission continuera d'offrir un élan politique tout en garantissant la coordination au sein des domaines politiques impliqués (l'industrie, la santé, la protection du consommateur, l'environnement, la recherche), a garanti M. Potocnik. La Commission élaborera également des propositions et une législation «ambitieuses mais également justes et réalistes». De même, elle encouragera le dialogue au sein des secteurs industriels.
Les projets de recherche examinant les méthodes d'essais n'ayant pas recours aux animaux recevront un soutien financier au titre du septième programme-cadre (7e PC). Deux projets importants devraient se partager 24 millions EUR. Ils enquêteront sur les stratégies novatrices et alternatives d'essais dans la recherche pharmaceutique. En outre, 12 petites et moyennes entreprises (PME) collaboreront avec des sociétés pharmaceutiques et des instituts de recherche réputés pour réaliser des études permettant de réduire considérablement le nombre d'animaux utilisés dans les laboratoires à des fins d'expérimentation.

Le commissaire a conclu en soulignant l'urgence de mettre au point et de commercialiser des méthodes alternatives aux expérimentations animales. Quelque 2000 sociétés de cosmétiques en Europe comptent sur les méthodes alternatives pour pouvoir appliquer les obligations juridiques à partir de 2009. 27000 sociétés supplémentaires devront également se conformer aux exigences de la directive REACH sur les produits chimiques.
«Peut-on mieux faire?», a demandé le commissaire. «J'espère parler au nom de tous aujourd'hui lorsque je déclare que nous le pouvons et nous le ferons», a-t-il conclu.

Catégorie: Politique générale
Source des informations: Commission Européenne
Référence du Document: D'après un discours prononcé par Janez Potocnik
Acronyme du Programme:
FP7, FUTURE RESEARCH
Codes de Classification de l'Index des Sujets: Législation, règlements; Sciences du vivant; Recherche scientifique.

Commentaires

Bravo ! Je suis d'accord , il ne faut aucunement maltraité des animaux !

Écrit par : fraca14 | 11/11/2007

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